( 9 septembre, 2008 )

Bonjour à tous les visiteurs sur ce blog d’un amateur de couteaux!

collectionnite aigüe
Album : collectionnite aigüe

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Dans notre vie de tous les jours, souvent plusieurs fois par jour, il nous arrive d’utiliser un couteau, sans se rendre vraiment compte de l’importance de cet objet, sans penser qu’il sert l’homme depuis la préhistoire; c’est certainement un des premiers objets que l’homme a fabriqué. Depuis son origine il a évolué sans cesse, de par les formes et les matériaux utilisés, mais il a toujours gardé cette apparence reconnaissable et simple, qu’il soit droit ou pliant.

En tant que passionné, il est pour moi le meilleur ami de l’homme et je possède encore ( et surtout ) mon premier couteau, celui que je me suis offert avec la pièce de 5 francs que mon grand père m’avait donné le jour de mes dix ans.

Toujours passionné, je me suis mis à collectionner depuis deux ans les couteaux pliants ( j’en possédais déjà pas mal, mais je ne me considérais pas collectionneur à proprement dit ), et je vous présente ma collection actuelle. Elle comprend 145 pièces à ce jour et évolue tranquillement au gré de mes coups de coeur et de l’état de mon porte-monnaie !

Je collectionne uniquement les pliants, mais  je possède cependant quelques couteaux droits ( poignards, dagues ) et même de beaux couteaux de boucher qui trônent fièrement dans la cuisine. Je suis plus attiré vers les couteaux anciens, usagés, ceux qui ont vécu, qui ont une histoire à raconter s’ils pouvaient parler. Je suis souvent obligé de les retaper, vu l’état dans lequel je les trouve parfois, mais sans trop les modifier, sans les rendre comme neufs car ils perdraient une partie de leur histoire, de leur passé et je ne désire pas qu’ils entamment une nouvelle vie.

Petit détail qui a son importance : Je ne suis pas du style à garder mes couteaux neufs dans leur vitrine d’exposition sans les faire travailler ! J’utilise tous mes couteaux, à tour de rôle, au gré des mes envies; il faut dire que j’en ai toujours deux ou trois avec moi en permanence… Quand on aime, on aime !

Je réalise moi-même toutes les photos qui sont sur ce blog , alors de temps en temps ça n’est pas terrible ! soyez indulgents…

Bonne visite et n’hésitez pas à faire part de vos commentaires !

( 31 décembre, 2011 )

un nouveau fait main

un nouveau fait main IMGP2645-300x245Et hop ! j’ai encore franchi le pas en fabricant de A à Z un couteau.

Un pliant bien sur, vu que c’est ce que j’affectionne le plus ( mais il va quand même falloir que je me fasse la main sur des couteaux droits, c’est moins compliqué pour la tête, vu qu’il n’y a pas de mécanique ! )

le petit nouveau mesure fermé 9,6 cm et ouvert 16,3 cm. C’est un cran forcé.

la lame mesure 9 cm pour une épaisseur de 3mm. L’acier c’est du XC75.IMGP26391-300x182 dans

le manche est en olivier ( branche que j’ai coupé sur un arbre il y a plus d’un an et qui a déja eu le temps de sècher ). Pour l’instant je n’utilise que du bois de récupération ( olivier de mon jardin et IPE de restes d’une terrasse en bois – j’ai aussi en stock quelques cornes de bouc, offertes par un berger )

J’ai juste teinté les plaquettes dans un mélange thérébentine-huile de lin ( trempe durant 3 jours ) pour les rendre imperméables; léger polissage ensuite avec une perceuse munie d’un disque de feutre.

Je me suis essayé au perçage d’un « spiderhole », mais avec un foret ce n’est pas parfait, il faudrait je pense une fraise pour réaliser un trou parfait.

Le résultat final donne un petit couteau sympa après trempe, revenu et polissage de la lame. A vous de juger.IMGP2675-300x168

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( 19 novembre, 2011 )

TROIPON et SPUNTINU

le troipon
Album : le troipon

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le spuntinu
Album : le spuntinu

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Cet été durant mes vacances j’ai réalisé 2 couteaux à cran forcé à partir de 2 lames lancéolées et entretoises que j’avais ( j’ai pu acheter un petit lot de lames avec les entretoises ). Mon travail a juste consisté à fabriquer les platines (et les mitres pour le TROIPON), à fabriquer les plaquettes et à monter l’ensemble.

J’ai un peu innové en modifiant les lames tout de même.

LE TROIPON :

Couteau pliant à cran forcé avec plaquettes taillées dans un morceau de lame de terrasse en IPE; guillochage sur l’entretoise mais pas sur la lame; fabrication des mitres en aluminium. J’ai tronqué le bout de la lame et essayé en chauffant au butane d’obtenir une couleur sur le haut de la lame.

longueur totale ouvert 20 cm

TROIPON et SPUNTINU dans troipon-spuntinu IMGP18541-300x203

LE SPUNTINU :

couteau pliant à cran forcé; un peu plus de travail car j’ai entammé sérieusement la lame pour qu’elle devienne sheepsfoot. Du coup j’ai du la retremper ( chauffe au bec à gaz, trempe à l’huile, revenu ) et donc j’ai du remettre un coup de ponçage derrière pour qu’elle redevienne propre. En fait en découpant la lame à la meuleuse j’ai fait trop chauffer !

Il a fallu ensuite fabriquer les plaquettes; c’est de la corne de bouc que j’ai moi-même découpé et que j’ai aplati ( j’en parle dans un sujet sur ce blog ).

longueur totale ouvert 15 cm

Sur les deux couteaux les platines c’est de l’acier zingué.

C’était un excellent exercice, d’autant plus que je les ai attaqué en même temps tous les deux. Je pourrais recommencer l’exercice avec d’autres matériaux pour les manches, vu qu’il me reste des lames.

IMGP1845-300x198 dans troipon-spuntinu

( 19 novembre, 2011 )

LE RISPA

 

D’abord, un grand merci à tous ceux qui partagent leur savoir et leur expérience dont des débutants comme moi peuvent profiter sur les forums dont NEO CZEN que je fréquente souvent.

Grace notamment à toutes ces infos glanées, J’ai réalisé un couteau pliant piémontais de A jusqu’à Z en utilisant un morceau d’acier carbone et un reste de planche d’IPE ( terrasse en bois ). L’acier carbone m’a servi à faire la lame et l’entretoise; j’ai utilisé pour les platines latérales de l’acier zingué acheté chez bricotruc.

J’ai essayé d’atteindre un poli miroir sur la lame, je dis bien essayé, car je ne suis pas encore au point sur les degrés de ponçage, mais on va y arriver !UN JOUR !

Au final, je ne suis pas trop mécontent du résultat, je progresse tranquillement ! J’ai en permanence ma première réalisation sur le mur de mon atelier, ça me sert de référence.

J’ai déja investi dans du matériel qui me paraissait indispensable : une perceuse colonne 350W à mandrin 1,5-13mm, une scie à chantourner et une meuleuse. J’ai quelques limes et outillage divers, ça suffit pour l’instant ( je bricole pas mal à la maison, donc j’ai quand même le matériel de base ).

J’ai baptisé ce couteau « LE RISPA » ( sans aucune raison, ça m’est venu dans la tête! )

LE RISPA dans le rispa IMGP2540-300x168

 

Les caractèristiques du couteau :

longueur ouvert 22,5 cm

longueur fermé 16 cm

longueur lame 14 cm avec épaisseur 3 mm

J’ai mis en tout 7 heures pour réaliser ce couteau

IMGP2547-300x168 dans le rispa

IMGP2539-300x168

( 8 novembre, 2011 )

HUSKY CITADEL

Lors de ma visite au SICAC de PARIS le 23 septembre 2011 je suis tombé en arrêt devant la table de la firme CITADEL installé au VIET NAM. Son patron, Dominique ELUERE, un monsieur fort sympathique, était derrière cette table et j’ai pu discuter avec ce passionné un bon moment.

J’étais tombé en arrêt disais-je, devant un beau couteau, comme je les aime, bien costaud, épais, un pliant bien sur : le modèle HUSKY de la marque; il étais décliné dans plusieurs variétés de manches, et mon choix fut difficile.

J’ai opté pour le manche en « buck eye ». Le couteau est un pliant liner lock; la lame, faite à la main, est en acier N690C0. Il s’agit d’un brut de trempe intégral.HUSKY CITADEL dans CITADEL IMGP2060-300x168

Il mesure ouvert 224 mm. La lame fait 95 mm pour une épaisseur de 4 mm. Les plaquettes du manche sont démontables; les platines sont en acier Z40C13; ce couteau pèse 238 grammes.

Je suis hyper satisfait de mon achat; ce couteau est impeccable et très bien fini comme tous les produits CITADEL et d’un rapport qualité-prix plus que convenable.

HUSKY
Album : HUSKY

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( 8 novembre, 2011 )

Le 22ème SICAC

Le 22ème Salon International du Couteau d’Art et de Collection s’est tenu à PARIS les 23 et 24 septembre 2011 à l’espace CHARENTON et j’y étais !

Le 22ème SICAC dans SICAC IMGP2040-300x168

Je me suis payé ce luxe pour le première fois, j’ai fait plus de 1000 kms, mais ça valait le coup, je ne suis pas reparti déçu…juste les poches un peu plus vides, c’est tout !

J’y ai vu des choses MAGNIFIQUES, EXTRAORDINAIRES et je me suis souvent demandé en contemplant de splendides couteaux sur les tables comment le type qui se trouvait de l’autre côté de cette table, le créateur, l’artiste, arrivait à faire ça ! Des extraterrestres certainement pour la plupart…à n’en pas douter . J’ai enfin une explication…

Mais pas tout à fait, car dans un salon, ce qui est vraiment fantastique, c’est qu’on peut discuter, et OUI ! avec ces artistes et j’en ai profité ( j’y ai passé tout une après-midi ).

Quel bonheur d’aborder des célébrités ( je parle en tant qu’amateur de couteau évidemment !), des artistes dont je connaissais le travail et le nom par l’intermédiaire de mes lectures ( livres et revues ) : remerciements à éric PARMENTIER, gaetan BEAUCHAMP, Alexandre MUSSO, Richard CIACCHERA, Fred PERRIN, Mickael MOING, Pierre Henri MONNET, Thierry SAVIDAN, David PONSON, Jérome HOVAERE, Paulo SIMOES, Koji HARA et plus particulièrement Dominique ELUERE que j’ai embêter un long moment n’arrivant pas à me décider pour l’achat d’un de ses couteaux ( j’y suis arrivé quand même en me décidant pour un HUSKY à manche buck eye ).

Le SICAC, je pense que j’y reviendrais l’année prochaine… avec un plus gros budget!

SICAC 22
Album : SICAC 22

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( 7 avril, 2011 )

BLADE TECH « ULU »

ULU
Album : ULU

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je n’ai vraiment pas tardé à craquer, ça fait du bien de concrétiser une envie !

 

ça y est j’ai reçu le couteau tout terrain  » ULU » de BLADE TECH

Une merveille ! un peu déroutant au début, mais quelle puissan-

ce pour un couteau pliant.

D’abord le terme « ULU » c’est pour Ultimate Locking Utility ( le

ULU c’est le couteau traditionnel des esquimaux, c’est en fait un

hachoir ). Lorsqu’on voit ce que peu faire le couteau pensé par

Mike VELLEKAMP on comprend le terme « ULU » car ce couteau

a deux positions possibles et c’est rudement bien pensé !

C’est une belle bête ( voir les photos ) de plus de 200 grammes

( c’est son principal inconvénient pour moi, il est lourd et encom-

brant ! ) Ces atouts : il en impose et parait indestructible, le

manche orange est caoutchouteux, il ne se perdra pas dans l’

herbe, et d’un confort absolu, super bien en main; a n’en pas

douter ce couteau est fait pour l’aventure, le terrain. Son sys-

tème de blocage est liner-lock en mode normal; il s’ouvre d’

une main comme un SPYDERCO. Par contre un système à

glissière bien ingénieux permet de le bloquer en position

« hachoir »; les 2 systèmes sont indépendants. Un clip permet

de le porter à la ceinture.

Cela a son importance, il fait 12,5 cm fermé et 22 cm ouvert et

la lame mesure 11 cm.

En résumé, un couteau super robuste, original, très bien adapté

aux loisirs…et qui coupe !!! et quand je dis qu’il coupe, c’est qu’il

coupe !!!

TRES CONTENT DE MON ACHAT, je recommande chaude-

ment, si vous adorez ce qui a du poids et qui est costaud !

( 31 mars, 2011 )

CHOIX DE BONS ACHATS…

préférés
Album : préférés

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Au niveau des couteaux manufacturés du moment, j’ai retenu,

selon mes goûts bien évidemment, quelques achats à effectuer,

si par un heureux hasard mon porte-monnaie se remplissait par

miracle !

Mes choix se sont portés sur les marques SPYDERCO,

BENCHMADE, COLD STEEL, EXTREMA RATIO ou GERBER.

J’ai par contre repéré chez BLADE TECH un modèle, le ULU, et

je pense que je vais craquer rapidement…à suivre

J’ai fait une copie d’écran de ces modèles sur la page de vente

d’un site de VPC; les prix indiqués sont ceux du moment ( mars

2011 ).

( 12 juin, 2010 )

bibliothèque

Ce petit article pour conseiller trois livres intéressants pour tout amateur de couteaux :

1 _ GUIDE PRATIQUE DU COUTEAU d’olivier ACHARD

éditions Crépin Leblond

le livre à posséder pour tout amateur de couteaux; il passe en revue tous les points techniques; c’est la bible quoi !!

Je peux vous dire que vous allez le consulter souvent !

2 – COUTELLERIE DE POCHE de dominique PASCAL

édition TANA

Un livre magnifique, très bien documenté et illustré ( de très belles photos en quantité ); passe en revue les couteaux régionaux Français et s’intéresse uniquement aux pliants. Un bel ouvrage pour les collectionneurs et autres passionnés.

3 – MANUEL DU COUTELIER de H.LANDRIN

éditions Emotion Primitive

Pour tout savoir sur le métier de coutelier au niveau de la théorie; ce livre aborde les métaux, les bois et la forge; tout ce qu’il faut savoir pour confectionner un couteau ( en théorie !). Il s’agit de la réédition d’un ouvrage datant de 1835; il y a eu certes des progrès depuis, en techniques et en matériel, mais le livre est très interessant quand même.

 

Et surtout , concernant l’actualité des couteaux, il y a en kiosque les deux revues « EXCALIBUR » et « LA PASSION DES COUTEAUX »;vous y trouverez des articles variés, des photos, les salons…ect

livres
Album : livres

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( 3 septembre, 2009 )

PUNTALEGNA

On m’a fait cadeau d’une trousse dernièrement comprenant une lame ( style stylet ) et un ressort et j’ai décidé d’en faire un couteau.

J’ai coupé une branche d’olivier et j’en ai tiré 4 planchettes ( travail à la scie…Je peux vous dire que c’est dur l’olivier comme bois ! ). Sur un vieil ordinateur j’ai récupéré un panneau de fermeture latérale en métal fin et j’ai découpé deux plaquettes. Auparavant j’avais dessiné la forme du couteau que je pouvais faire avec la lame et le ressort.

Après un peu de travail ( découpe des plaquettes en olivier, découpe des lamelles métalliques et perçage des trous, guillochage du ressort puis montage ) le résultat final est très satisfaisant…Si on se félicite pas soi même, qui le fera ?

Vu que ce couteau est un exemplaire unique, je me suis permis de lui donner un nom, de le baptiser en quelque sorte : il s’appelle PUNTALEGNA ( un nom qui en vaut un autre sans doute?)

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( 3 septembre, 2009 )

fabriquer un couteau de berger Corse

Après des vacances bien méritées, je suis de retour… au boulot !

Je me suis occupé pendant mes congés en fabriquant un couteau de berger Corse à manche en corne de bouc, dont voici le détail pour les hobbystes passionnés ! Je rappelle quand même que je suis débutant, mais ça progresse doucement ! Il s’agit d’un pliant d’une longueur ouvert de 19 cm, avec un manche de 12 cm et une lame de 3 mm d’épaisseur. Ce pliant est le classique du couteau Corse, celui que les bergers possèdaient jadis et qu’ils se fabriquaient souvent eux-même avec de la corne de bouc ou de chèvre; la lame était récupérée sur une tonte usagée ( ciseau servant à tondre les brebis ). Il est de type couteau deux clous ( 1 clou pour l’axe de la lame et 1 clou sur lequel vient buter le talon, à part que là je ne l’ai même pas mis car la lame se bloque d’elle même lorsque le couteau est ouvert. Vous me suivez ?)

 

berger corse
Album : berger corse

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Les ingrédients de la recette :

- une barre d’acier XC75

- une corne de bouc ( j’ai choisi le morceau terminal, pas besoin de toute la corne quand même )

- de l’huile de cuisson et PLEIN D’OUTILS !!!

La recette :

Un morceau de métal d’environ 10 cm dans la barre de XC75 a été découpé. Elle a été travaillée en « stock removal » (enlèvement de matière ) gràce à une meuleuse, des limes et une ponceuse rotative.

La lame est de type « bowie point » ( à contre tranchant non aiguisé ) et a été traitée en émouture plate. Ell a subie deux normalisations ( acier chauffé, puis refroidi tranquillement à l’air). Ensuite j’ai fait une émouture classique sommaire. La trempe s’est faite avec un chalumeau, puis la lame a été trempée dans de l’huile chaude, puis refroidie. Le revenu a été effectué au four, 40 mn à 200 °C… Le résultat n’était pas satisfaisant à mon goût, mais bon, on progressera encore !

Ensuite il a fallu s’occuper plus sérieusement de l’émouture, en passant du papier abrasif du plus gros au plus petit. Le polissage a été fait après le montage du couteau.

En fait, le gros morceau c’était le travail de la corne de bouc, matière que je ne connaissais pas du tout. Si vous voulez divorcer les mecs, c’est un bon motif… car lorsque c’est frais… CA PUE !

Voici les étapes pour confectionner un manche de couteau en corne :

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1-repérer un champ où se trouve un bouc; pendant qu’il dort lui piquer ses cornes et courir très, très vite !

2-la corne est une matière vivante, c’est comme de l’ongle et c’est creux avec un os à l’intérieur, sauf à l’extrèmité ( les 8 ou 15 derniers cm, selon la longueur de la corne, c’est plein, sans os – c’est la partie la plus intéressante pour un manche ). Toute la corne est utilisable : petites parties entières pour manches de piémontais et grosses parties coupées en deux pour faire des plaquettes.

3-scier la corne en tronçons ( scie à métaux c’est mieux ); porter un masque et des lunettes car la corne libère de très fines particules qu’il vaut mieux ne pas respirer.

4-faire bouillir dans l’eau les tronçons ( quelques minutes, ne surtout pas faire cuire ) et les tremper dans de l’eau froide; retirer l’os en tapant à l’extrêmité la plus étroite avec un tige et un marteau. Bien nettoyer la corne et la sécher.

5-faire chauffer de l’huile de cuisson ( la moins chère et on pourra la récupérer pour des trempes de métaux par exemple ) sans la faire bouillir ( 70°C ) dans une casserole. Ne faites pas ça dans la cuisine, car c’est votre femme qui va utiliser le couteau en premier pour vous le planter dans le dos !Vous avez compris que dans cette huile on va y mettre la corne quand même !!!

6-pendant que l’huile chauffe préparer un étau avec deux planches en bois et deux plaques en fer qui vont servir à coincer la corne. Il faut travailler au « feeling » ensuite; lorsque la corne est ramollie ( ne surtout pas la faire cuire ATTENTION! ) la récupérer dans la casserole, la coincer dans l’étau et serrer rapidement comme une BRUTE pour l’aplatir ! il faut aller très vite. Si vous entendez du bruit ( craquements ) en serrant, arrêtez tout c’est que la corne n’est pas ramollie.

7-vous laissez la corne aplatie dans l’étau cinq minutes, vous desserez et la trempez dans un seau d’eau froide le temps que cela devienne froid… MISSION ACCOMPLIE !

8-maintenant il faut préparer le manche. Plusieurs méthodes existent; En ce qui me concerne, j’ai mis la corne dans un étau et en m’appliquant, avec une perceuse munie d’une roue dentée, j’ai creusé le canal pour former une gorge sur toute la longueur du manche ( faire souvent des essais avec la lame pour vérifier qu’elle s’insère bien, c’est ça le plus dur ).

9-il ne reste plus qu’à monter le couteau et à l’aiguiser et le tour est joué !

bonne nuit, on l’a bien mérité…

 

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